Pourquoi dit-on plaque minéralogique pour parler des plaques d’immatriculation ?

Dans le monde de la plaque d’immatriculation, on pourrait dire qu’il ne s’agit que de poésie. Et pourtant, parler de plaque minéralogique relève davantage de l’histoire. Car pour autant, la constitution de ces plaques n’est en rien minérale. Si elles peuvent être faites de plastique ou de fer, les plaques Mesplaques.fr sont produites dans un […]

plaque minéralogique

Dans le monde de la plaque d’immatriculation, on pourrait dire qu’il ne s’agit que de poésie. Et pourtant, parler de plaque minéralogique relève davantage de l’histoire. Car pour autant, la constitution de ces plaques n’est en rien minérale. Si elles peuvent être faites de plastique ou de fer, les plaques Mesplaques.fr sont produites dans un alliage (PETG & PMMA) spécial appelé Plexi Crystal. Mais la réponse à notre question est toute autre. 

Plaque minéralogique, en référence aux chariots des mines

Car c’est effectivement le Service des Mines qui délivrait autrefois les certificats d’immatriculations. Et donc, les plaques. Depuis 1992 et la réforme de l’administration territoriale, c’était la Direction Régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement qui avait pris le relai. Ensuite, les Préfectures et Sous Préfecture, sous l’égide du Ministère des Transports, s’étaient vues assignées à ces missions. Enfin, ce sont aujourd’hui les services de l’ANTS externalisés qui en sont responsables. 

“Je dois passer aux mines” est une expression d’antan, qui signifiait que l’on devait passer au Service des Immatriculations. Et pour cause. L’immatriculation, dans les Mines, permettait de faire l’état des lieux matériel des différents sites miniers. Chariots, engins et charges de forage, tout devait passer par l’immatriculation pour faciliter le comptage. La tenue d’un carnet de compte était donc plus efficace avec l’immatriculation par plaque, faisant gagner un temps précieux aux équipes de terrain. Une méthode éprouvée au XVIIIème siècle. 

Et une expression qui continue à vivre de beaux jours tellement elle est ancrée dans notre langage du quotidien. 

La plaque minéralogique, un système si efficace qu’il a été développé à d’autres transports

Rapidement, les attelages à chevaux ont souhaité suivre le même modèle. Et le système a continué de démontrer son efficacité.

Les numéros d’identifications plaqués ont donc été dupliqués pour les trains et les chemins de fer, dès le XIXème siècle. Et aux automobiles, quasiment dès leur apparition, au XXème siècle. 

Quand à l’Histoire du Service des Mines, elle a pris un tournant radical en 1983 qui allait l’amener, en 92 à un remplacement complet par la DREAL. Une transition qui faisait suite à l’évolution des situations et activités françaises. Des mines qui ferment, des législations plus restrictives, bref, un vent de renouveau soufflait sur le secteur minier.

Mais son héritage reste majeur dans l’histoire et dans la culture française. Au point que, de nombreuses années plus tard, la plaque minéralogique reste du langage courant.

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