Rupture à moto : quels dangers pour le moteur ?🛠

C’est sympa, ça fait du bruit et parfois quelques flammes. Faire une rupture à moto a de quoi impressionner la galerie, sous un tunnel notamment. Pour l’écho ! Tout comme cela peut intimider un conducteur trop véhément, ou pas assez attentif à son environnement.  Parfois, la rupture est même utilisée pour se saluer entre motards. […]

rupture à moto

C’est sympa, ça fait du bruit et parfois quelques flammes. Faire une rupture à moto a de quoi impressionner la galerie, sous un tunnel notamment. Pour l’écho ! Tout comme cela peut intimider un conducteur trop véhément, ou pas assez attentif à son environnement. 

Parfois, la rupture est même utilisée pour se saluer entre motards. Même si c’est bien moins utilisé et bien moins discret que le signe de main classique. 

La rupture comme on l’entend, c’est justement le fait d’atteindre le rupteur. Ce petit niveau de sécurité qui protège du sur régime. 

Comment faire une rupture à moto ? 

Tout conducteur à deux roues se pose la question, pour ses premières bornes. Les plus jeunes tentent même de savoir si l’on peut en faire en scooter ! C’est évidemment impossible à faire sur un moteur à variateur. 

Pour réussir une rupture, il faut pouvoir déconnecter le cycle moteur du cycle de roue. Car ce dernier empeĉhe mécaniquement d’atteindre le rupteur et le sur régime. 

La technique est donc simple. Vous pouvez le faire en mouvement, au ralenti ou à l’arrêt. Pour ce faire, embrayer au maximum. Et mettre les gazs à fond. Pendant quelques secondes seulement, idéalement. Laisser ensuite le moteur descendre en régime avant de desserrer l’embrayage. 

Si vous débrayez trop vite, la prise risque d’être trop violente. Au ralenti vous pourriez caler. En vitesse, le frein moteur vous ferait faire un bond en avant ! 

Au point mort, la question de l’embrayage et du débrayage ne se pose pas, puisque vous n’êtes pas en prise.

Quels risques pour le moteur ?

Tout est question d’usage et de fréquence. En soi, le rupteur protège le moteur. Vous pouvez donc monter en haut régime sans atteindre le maximum des capacités moteur. Vous êtes dans le rouge, la moto hurle, et pourtant il lui reste une petite soupape de sécurité. 

Pour autant, il est sage de ne pas en abuser. Pas trop en tout cas. Car le rupteur est aussi une pièce qui s’use. Et une fois usé, il faut le changer pour ne pas mettre à mal le moteur, de manière irréversible. 

Si vous tenez la rupture trop longtemps, vous prenez aussi le risque de serrer votre moteur. Qu’il soit neuf, ou qu’il équipe une moto ancienne avec son lot de kilomètres au compteur. 

Si c’est un exercice auquel vous souhaitez vous adonner, faites- le avec parcimonie. Et pensez bien à vérifier la lubrification du moteur, si vous ne voulez pas le perdre trop vite !

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