Serrer son moteur moto : de quoi s’agit-il ? 🔩

La hantise de tout pilote de deux roues, c’est de serrer. Parce que serrer son moteur moto n’est pas une galère anodine. C’est l’une des tuiles les plus pĂ©nibles lorsque l’on roule Ă  moto. Car bien que ça ne soit pas très compliquĂ© Ă  diagnostiquer, ça risque de nous empĂŞcher de rouler un bon moment. […]

serrer son moteur moto

La hantise de tout pilote de deux roues, c’est de serrer. Parce que serrer son moteur moto n’est pas une galère anodine. C’est l’une des tuiles les plus pénibles lorsque l’on roule à moto. Car bien que ça ne soit pas très compliqué à diagnostiquer, ça risque de nous empêcher de rouler un bon moment.

Concrètement, le moteur serre sous l’action d’un piston surchauffĂ© ou mal lubrifiĂ©. Dès lors, sans huile, le piston va aller se serrer contre le cylindre. Ce qui bloquera ensuite le mouvement d’aller retour. 

Evidemment, le serrage concerne plus généralement les moteurs 2 temps. Ils y sont mécaniquement plus sujets. En effet, les 2 temps utilisent un mouvement aller retour pour générer un cycle. Le mouvement se répète plus souvent. Ce qui rend l’action du moteur plus dynamique, et les réactions plus nerveuses. Et puisque l’air, l’essence et l’huile sont mélangés ensemble, le niveau de lubrification est moins fort. 

Ce n’est pas impossible, mais ça reste plus rare de serrer un 4 temps. Puisque celui-ci doit faire 2 allers et retours. Le vilebrequin fait donc 2 tours pour gĂ©nĂ©rer un cycle complet. Autre point technique, on n’y mĂ©lange pas l’essence, l’air et l’huile. L’huile reste Ă  part, ce qui limite les possibilitĂ©s de manque de lubrification. 

Serrer son moteur, quelles conséquences ?

Il y a toutefois de nombreuses légères différences d’incident, et donc de types de serrage.

Pour autant,  quand ça arrive, on s’en rend compte de 2 manières : la douce et la forte. 

Quand le serrage (comme au l’entend généralement) est doux, généralement on va caler bêtement sur une baisse de régime. Après, on ne redémarre plus.

Pour la manière forte, ça commence par un arrĂŞt de gaz. Puis la roue se bloque, avec le blocage du piston. Plus spĂ©cifiquement, sous les segments qui cassent, endommagent le cylindre et le vilebrequin. Dans cette situation, si le pilote n’a pas le rĂ©flexe d’embrayer Ă  fond, la chute est imminente. 

Les conséquences dépendent du type de serrage. S’il est doux, on peut rester sur des pistons à changer. 

Mais c’est rarement suffisant. Serrer son moteur moto nécessite au moins de regarder l’état du cylindre.

Quelques simples micro rayures peuvent avoir déposé de la limaille de fer dans le cage du vilebrequin. Ce qui engendrera au minimum inspection et nettoyage poussé.

Si le cylindre a été touché sévèrement, c’est différent. Moteur complètement bloqué, qu’il faudra démonter presque entièrement, ne serait-ce que pour vérifier. A minima, il faudra sûrement changer les pistons, les segments & les roulements, le cylindre et peut être bielle et vilebrequin.

Plaisir en perspective !

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