Ford A : 11 ans de restauration sur ce modĂšle de 1929, devenu vĂ©hicule d’exception đŸȘ™âœš

La Ford A est Ă  l’automobile ce que Paul Bocuse est Ă  la cuisine française. Ou PelĂ© au football, selon les rĂ©fĂ©rences. Une des premiĂšres, si ce n’est la premiĂšre voiture Ă  ĂȘtre rentrĂ©e dans l’Histoire pour traverser les Ăąges.  Pour le rappel historique, la Ford A est la premiĂšre voiture sortie d’une usine Ford. […]

Ford A restauration véhicule de collection

La Ford A est Ă  l’automobile ce que Paul Bocuse est Ă  la cuisine française. Ou PelĂ© au football, selon les rĂ©fĂ©rences. Une des premiĂšres, si ce n’est la premiĂšre voiture Ă  ĂȘtre rentrĂ©e dans l’Histoire pour traverser les Ăąges. 

Pour le rappel historique, la Ford A est la premiĂšre voiture sortie d’une usine Ford. La premiĂšre issue d’une ligne de production qui fera la fiertĂ© du modĂšle. DĂšs 1903, l’AmĂ©ricain Henry Ford fait donc produire ces vĂ©hicules en sĂ©rie pour Ă©quiper le marchĂ©.

Le vĂ©hicule que nous prĂ©sentons lĂ  est bien une Ford A. Mais un modĂšle issu de la seconde vague de production. Entre 1927 et 1931. PrĂšs de 5 millions d’exemplaires foulent les routes du nouveau continent. Avant que cette seconde gĂ©nĂ©ration ne soit remplacĂ©e par la Ford B.

11 ans de labeur pour redonner ses lettres de noblesse Ă  une Ford A

Pascal Desvoies n’aura pas comptĂ© ses heures de travail. Ni les nombre de piĂšces chinĂ©es aux quatre coins du globe. Ce fraiseur de profession aura profitĂ© de sa retraite pour transformer de bout en bout sa Ford. Ford qu’il avait d’ailleurs reçue Ă  ses 50 ans. Cadeau de ses amis, Ă  l’époque Ă  l’état d’épave. 

Cadeau empoisonnĂ© direz-vous ? Pas pour cet habitant de l’Orne, qui n’en est pas Ă  son coup d’essai. Jura 4, 2 Chevaux et quelques motos sont accrochĂ©es Ă  son tableau de chasse de rĂ©novations. 

Au final, il n’y a pas une piĂšce de la Ford A qui ne soit pas passĂ©e entre les mains de Pascal. A minima, pour un examen minutieux avant son remplacement. A maxima, pour subir rabotage, ponçage ou autre modification de restauration. 

Notre restaurateur aura choisi individuellement chaque nouvelle piĂšce. Il les trouvait sur internet ou bien sur des bourses d’échanges spĂ©cialisĂ©es. Un radiateur directement importĂ© des Etats-Unis, terre d’origine du vĂ©hicule. Un train roulant de Jaguar, rĂ©adaptĂ© pour le chassis du modĂšle. C’est un total de 20 000 €, uniquement sur la valeur des piĂšces. Le reste, de l’huile de coude qu’il n’aura pas pris la peine de compter. 

Son seul regret ? Il seul dĂ©tail lui Ă  Ă©chappĂ©. Il n’y a qu’un seul Ă©lĂ©ment qu’il n’aura pas pu choisir lui mĂȘme. Son numĂ©ro d’immatriculation. En effet, attribuĂ© par l’ANTS, il aura fait l’objet d’une demande traditionnelle. Il aura donc reçu un numĂ©ro alĂ©atoire. 

D’autant que, puisque la Ford A reste un modĂšle d’exception, il lui aura fallu mettre ce numĂ©ro sur une plaque d’immatriculation noire Ă  lettrage blanc. L’apanage des voitures de collection. 

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