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Excès de vitesse 2026 : Ce qui a changé au 1er Janvier

Au sujet des excès de vitesse, et epuis le 1er janvier 2026 (en réalité depuis le 29 décembre 2025), rouler à plus de 50 km/h au-dessus de la vitesse autorisée ne relève plus d’une simple infraction. La loi a tranché. Ce dépassement est désormais considéré comme un délit routier à part entière, avec toutes les […]

Excès de vitesse 2026 ce qui change dans la loi

Au sujet des excès de vitesse, et epuis le 1er janvier 2026 (en réalité depuis le 29 décembre 2025), rouler à plus de 50 km/h au-dessus de la vitesse autorisée ne relève plus d’une simple infraction. La loi a tranché. Ce dépassement est désormais considéré comme un délit routier à part entière, avec toutes les conséquences judiciaires que cela implique.

Ce durcissement de la réglementation, inscrit dans le prolongement de la loi sur l’homicide routier, s’applique sur l’ensemble du territoire. Il concerne tous les conducteurs, sans exception. Et ce, même si aucune autre faute de conduite n’est commise. L’amende, le retrait de points et la suspension de permis ne suffisent plus. Une réponse pénale est désormais systématique.

Un durcissement des sanctions : les très grands excès de vitesse deviennent un délit

Ce changement marque une rupture nette dans la manière dont la justice perçoit les grands dépassements de vitesse. Ce n’est plus une faute administrative, c’est un acte jugé dangereux, voire criminel.

La nouvelle législation s’inscrit dans une volonté de durcir les sanctions face à une hausse préoccupante des comportements à risque sur la route.

Quelle est la nouvelle loi pour les excès de vitesse ?

Ce début d’année marque un tournant répressif pour les automobilistes. Tout dépassement de plus de 50 km/h au-dessus de la vitesse autorisée est désormais classé comme délit pénal. Et non plus comme une simple infraction routière. Le décret est entré en vigueur le 29 décembre 2025. Il s’appuie sur la loi du 9 juillet 2025, qui a introduit la notion de délit d’homicide routier.

L’intention affichée est sans ambiguïté. L’État veut rompre avec la banalisation des grands excès de vitesse. Ce type de comportement est désormais vu comme une menace délibérée pour la sécurité publique.

Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, a d’ailleurs tenu à le rappeler dans un communiqué :
« Franchir la limite de plus de 50 km/h, ce n’est pas une simple infraction : c’est un comportement qui met délibérément des vies en danger. En classant désormais ce très grand excès de vitesse comme un délit, avec une réponse judiciaire plus ferme, nous envoyons un message clair : la violence routière n’est plus tolérée… »

Le ton est posé, ferme. Il traduit une volonté politique forte d’associer vitesse et mise en danger. Dans ce nouveau cadre, un conducteur contrôlé à 180 ou 190 km/h sur autoroute, même sans récidive ni accident, sera considéré comme un délinquant, avec toutes les conséquences juridiques que cela implique.

Quelle est la sanction pour un excès de vitesse de 50 km/h ? Quelle est l’amende pour un grand excès de vitesse supérieur à 50 km/h ?

La bascule vers le droit pénal a des conséquences lourdes pour le conducteur.

Voici ce à quoi il s’expose en cas de très grand excès de vitesse :

  • Jusqu’à trois mois de prison
  • Le retrait de 6 points au minimum
  • Jusqu’à 3 750 € d’amende
  • Une inscription au casier judiciaire
  • Une suspension du permis de conduire pouvant aller jusqu’à 3 ans.
  • Et une peine de prison ferme, dans les cas les plus graves.
  • Et plusieurs peines complémentaires : confiscation du véhicule, interdiction de conduire certains véhicules, ou encore obligation de suivre un stage de sensibilisation à la sécurité routière.

Avant cette réforme, un tel dépassement était puni par une contravention de 5ᵉ classe. L’amende maximale atteignait 1 500 €, avec une suspension administrative, mais sans comparution au tribunal.

La nouvelle réglementation introduit une réponse judiciaire systématique. Cela signifie audience, défense et décision rendue par un juge. Ce changement alourdit considérablement les démarches, les peines, mais aussi l’impact sur la vie personnelle et professionnelle du conducteur.

Quelle est la différence entre une infraction et un délit routier ?

Avant ce tournant législatif, la frontière était claire. Une infraction, aussi sérieuse soit-elle, restait une affaire administrative. L’automobiliste recevait une amende, perdait des points, voyait parfois son permis suspendu. Mais il n’avait pas affaire à la justice pénale.

Avec cette réforme, tout excès de vitesse supérieur à 50 km/h entre dans le champ des délits. Cela signifie une convocation devant un tribunal correctionnel, un jugement public, la possibilité d’un avocat et l’inscription au casier judiciaire. Mais aussi des conséquences durables dans la vie du conducteur.

Quand l’excès de vitesse peut tout faire basculer : le spectre de l’homicide routier

Au-delà des sanctions pour excès de vitesse, une autre évolution majeure marque un tournant en matière de sécurité routière. La création du délit d’homicide routier.

Ce changement de vocabulaire n’est pas anodin. Il traduit une volonté claire du législateur de nommer les choses autrement, de qualifier plus fermement la gravité de certains drames de la route.

Qu’est-ce qu’un homicide routier ?

Depuis la loi du 9 juillet 2025, le terme “homicide involontaire” a été partiellement remplacé par l’expression “homicide routier” dans les cas impliquant des comportements à risque sur la route.

Cela concerne notamment les accidents causés par une vitesse excessive, l’alcool, la drogue ou encore l’usage du téléphone au volant.

Le but de cette nouvelle qualification est clair. Mettre en lumière la responsabilité du conducteur, même en l’absence d’intention de nuire. Le mot “routier” renvoie directement au contexte et à la dangerosité des actes.

La peine peut être alourdie, en particulier si le conducteur avait déjà commis des infractions graves dans le passé. Comme par exemple, rouler sans plaque d’immatriculation.

Quel tribunal pour un homicide routier ?

Les conducteurs poursuivis pour homicide routier ne sont plus jugés de la même manière qu’avant. Ils doivent comparaître devant un tribunal correctionnel, avec des audiences publiques, des débats contradictoires et des peines pouvant aller jusqu’à plusieurs années de prison.

Dans les cas les plus graves, notamment lorsqu’il y a des circonstances aggravantes (comme l’alcoolémie, l’usage de stupéfiants, la récidive ou un refus d’obtempérer), l’affaire peut être portée devant une cour d’assises.

Cette évolution judiciaire est perçue par certains comme une nécessaire prise de conscience. Pour d’autres, c’est un pas de trop vers une justice plus sévère que juste.

Des avocats dénoncent une criminalisation excessive des accidents de la route. Qui fait peser une responsabilité écrasante sur des conducteurs parfois déjà traumatisés par les faits.

Ce durcissement s’inscrit dans un cadre plus large, où la sécurité routière devient une priorité nationale. Mais à trop vouloir punir, certains craignent qu’on en oublie le besoin de pédagogie, de prévention et d’accompagnement.

Une réponse ferme face à des chiffres inquiétants

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En 2024, plus de 63 000 grands excès de vitesse ont été enregistrés sur le territoire. Un chiffre en forte hausse, 69 % de plus qu’en 2017. Cette progression alerte les autorités depuis plusieurs années. La réponse apportée à travers le décret du 29 décembre 2025 s’appuie donc sur une réalité statistique solide.

Dans ce contexte, renforcer les sanctions peut apparaître comme une décision cohérente.
Circuler à plus de 50 km/h au-dessus de la limite autorisée constitue un comportement objectivement dangereux. À cette vitesse, la capacité à réagir en cas d’imprévu diminue drastiquement et les conséquences d’un choc peuvent devenir dramatiques. Si la mesure permet de limiter ce type de conduite à risque, elle peut aussi contribuer à réduire les accidents graves et à faire reculer la violence routière. Dans l’ensemble, cette évolution traduit une volonté politique forte.

Elle s’inscrit dans une stratégie globale de lutte contre les comportements à risque sur la route. Et compte tenu des chiffres, elle peut être considérée comme une avancée.
À condition, bien sûr, qu’elle sache faire la différence entre l’acte délibérément dangereux et l’écart ponctuel.