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Excès de vitesse : Ce radar flash sous la vitesse maximale autorisée !

Un radar automatique qui sanctionne des conducteurs alors qu’ils respectent scrupuleusement la limitation de vitesse. Cela semble improbable et pourtant. En Charente-Maritime, des dizaines d’automobilistes ont reçu un avis de contravention alors qu’ils n’avaient commis aucune infraction. La faute à une erreur de réglage, discrète mais aux conséquences bien réelles. Une erreur de réglage d’un […]

Excès de vitesse ça vaut le coup de demander la photo du radar

Un radar automatique qui sanctionne des conducteurs alors qu’ils respectent scrupuleusement la limitation de vitesse. Cela semble improbable et pourtant. En Charente-Maritime, des dizaines d’automobilistes ont reçu un avis de contravention alors qu’ils n’avaient commis aucune infraction. La faute à une erreur de réglage, discrète mais aux conséquences bien réelles.

Une erreur de réglage d’un radar qui a tout changé : l’affaire de la D137 en Charente-Maritime

Un radar peut-il flasher des conducteurs qui respectent pourtant la limitation de vitesse ? C’est exactement ce qui s’est produit sur la départementale 137, en Charente-Maritime. Une affaire qui a semé la confusion chez de nombreux automobilistes et mis en lumière une faille que peu de gens soupçonnaient.

Quand le radar se retourne contre ceux qui respectent les règles

Sur la départementale 137, entre Saintes et Tonnay-Charente, des automobilistes ont commencé à recevoir des avis de contravention à la fin de l’année. Jusque-là, rien d’inhabituel. Sauf que ces conducteurs avaient quelque chose en commun : ils roulaient tous avec leur régulateur ou leur limiteur de vitesse enclenché, calé pile sur la vitesse autorisée. Impossible, donc, d’avoir dépassé le seuil légal. Et pourtant, le flash avait bien eu lieu.

Ce radar n’était pas nouveau sur cet axe. Il fonctionnait sans problème depuis son installation, sans signalement particulier. Ce n’est qu’à partir de la fin d’année que les plaintes ont commencé à affluer. Une erreur de réglage, probablement lors d’une intervention de maintenance, avait abaissé le seuil de déclenchement en dessous de la vitesse maximale autorisée. Dix kilomètres par heure d’écart, suffisants pour générer une vague de contraventions parfaitement infondées.

Payer une amende injuste : des conséquences qu’on ne mesure pas toujours

Ce qui a permis de mettre le doigt sur l’anomalie, c’est précisément l’usage du régulateur de vitesse. Les conducteurs flashés pouvaient affirmer avec certitude qu’ils n’avaient pas dépassé la limite. Puisque leur véhicule en était physiquement incapable à cet instant. Sans cet outil, beaucoup auraient simplement douté d’eux-mêmes et payé sans broncher.

C’est d’ailleurs ce qui s’est passé pour une partie d’entre eux. Face à la crainte d’une majoration, nombreux sont ceux qui ont réglé l’amende sans attendre. Or en droit français, le paiement d’un avis de contravention vaut reconnaissance de l’infraction. Une fois le règlement effectué, il devient très difficile d’obtenir un remboursement ou de contester la sanction.

Pour les conducteurs de la D137 qui avaient payé avant que l’erreur ne soit officiellement reconnue, la situation est donc particulièrement délicate. Certains ont perdu des points sur leur permis de conduire. D’autres ont basculé dans une tranche supérieure d’excès de vitesse à cause de ces dix kilomètres par heure en trop, avec les conséquences financières et administratives que cela implique. La préfecture de La Rochelle s’est retrouvée en première ligne pour gérer les réclamations.

Ce que cette affaire rappelle à chaque conducteur

Un radar automatique n’est pas infaillible dans son ensemble. L’appareil lui-même fonctionne avec précision, mais il dépend entièrement du paramétrage effectué par des opérateurs humains. Une erreur de saisie, une mauvaise manipulation lors d’une mise à jour et c’est toute une série de flashs injustifiés qui peut s’enclencher.

Garder un œil sur sa vitesse, utiliser le régulateur lorsque c’est possible et ne jamais payer un PV à la hâte sans avoir vérifié les circonstances du flash. Voilà ce que cette affaire enseigne concrètement.

Ce que vous devez vraiment savoir sur le fonctionnement des radars automatiques

L’affaire de la D137 soulève des interrogations bien au-delà de la Charente-Maritime. Beaucoup de conducteurs ignorent encore comment fonctionne concrètement un radar automatique. Voici ce qu’il faut savoir pour circuler sereinement et réagir de façon éclairée si la situation se présente.

Quand se déclenche le flash d’un radar ?

Un radar automatique mesure en permanence la vitesse des véhicules qui passent dans son champ. Dès qu’un véhicule dépasse le seuil de déclenchement paramétré, l’appareil capture une photo du véhicule et de sa plaque d’immatriculation. Il enregistre également la vitesse mesurée ainsi que l’heure et la date exactes.

Ce seuil n’est pas identique à la vitesse limite affichée sur les panneaux. Il intègre une marge technique appliquée en amont, avant même que la contravention ne soit éditée. Une deuxième marge, dite marge légale, vient ensuite s’appliquer au moment du traitement de l’infraction.

Radars fixes, radars mobiles embarqués dans des véhicules banalisés, radars de tronçon qui calculent une vitesse moyenne sur une distance donnée. Les dispositifs varient, mais le principe reste identique. Un seuil franchi, un flash déclenché.

Quelle est la tolérance des radars automatiques ?

C’est sans doute une question que vous vous êtes déjà posée. Il faut connaître la réponse avec précision car elle conditionne directement le montant de l’amende et le retrait de points éventuels.

En France, une marge technique est systématiquement déduite de la vitesse mesurée par le radar avant que l’infraction ne soit retenue. Pour un radar fixe, cette marge est de 5 % de la vitesse mesurée, avec un minimum de 5 km/h en dessous de 100 km/h. Au-delà de 100 km/h, c’est le pourcentage qui s’applique. Pour un radar mobile, la marge est légèrement plus élevée, fixée à 10 % ou 7 km/h selon la vitesse.

Concrètement, si vous roulez à 55 km/h dans une zone limitée à 50 km/h, la marge déduite sera de 5 km/h. La vitesse retenue sera donc de 50 km/h et vous ne serez pas verbalisé. En revanche, à 56 km/h, la vitesse retenue passe à 51 km/h et l’infraction est constituée.

Ces marges ne sont pas une invitation à jouer avec les limites. Elles existent pour compenser les imprécisions techniques inhérentes aux appareils de mesure. L’affaire de la D137 le montre d’une autre façon. Finalement même ces marges ne protègent pas contre une erreur de paramétrage humaine.

Ce que cette affaire change pour vous, conducteur

Personne n’est à l’abri d’un flash injustifié. L’affaire de la D137 le prouve mieux que n’importe quel discours. Un radar mal réglé, une erreur humaine discrète et des dizaines d’automobilistes se retrouvent à payer une amende qu’ils ne méritaient pas.

Face à cela, quelques réflexes simples peuvent faire toute la différence. Utilisez votre régulateur de vitesse dès que possible. Ne payez jamais un avis de contravention dans la précipitation. Prenez le temps de vérifier les circonstances du flash avant de prendre une décision.

Et si vous avez le moindre doute sur la légitimité d’une verbalisation, contestez. Vous en avez le droit, et dans certains cas, comme celui de la D137, vous en avez toutes les raisons.